Bien évaluer le salaire auquel prétendre

Quand l’heure de la négociation approche, -en général cette dernière ne dure que quelques minutes -, il faut éviter les concessions trop rapides et avoir déjà des chiffres en tête. Il est en effet pénalisant de ne pas pouvoir répondre à la question “Quelles sont vos prétentions ?”. Ne pas répondre à cette question démontre une certaine démotivation vis-à-vis du travail en général.

Mais pour estimer ce à quoi on peut prétendre, il faut relever les salaires pratiqués sur le marché, analyser l’adéquation entre sa candidature et le poste et enfin, respecter ses souhaits et ses attentes plus personnelles.

• Situer son salaire par rapport au marché

Pour connaître les salaires dans la profession, dans le même secteur et à un poste similaire, on pourra se référer aux annonces d’emplois, aux enquêtes de rémunération publiées tous les ans. Et avant d’arrêter une fourchette de salaires possibles, on fera attention à tenir compte des disparités liées à la taille de l’entreprise, au secteur d’activité, à la zone géographique ou encore l’organisation interne. C’est surtout un bon moyen de se présenter plein d’assurance et de confiance en soi. De nombreux français s’interrogent sur la fourchette de salaire à répondre lorsque votre probable futur employeur vous pose la question. Sur le forum Bonjour ChineDenis, qui se voit proposer un poster de directeur import-export à Ningbo (Zhejiang) déclare : mon contact me demande quelle paye je veux…Forcément j’imagine qu’il va falloir négocier… Combien faut-il demander selon vous ? »

• Evaluer l’adéquation entre la candidature et le poste

Quant au poste lui-même, il faut en détailler le contenu : responsabilité, envergure, autonomie… Pour y répondre, vos compétences, savoir-faire et expériences précédentes sont autant de critères qui se monnaient et peuvent vous amener à demander une rémunération se situant dans le haut de la fourchette proposée. Pour Daniel Porot, un expert dans la gestion de carrière et de la recherche d’emploi, “la meilleure stratégie consiste à évaluer la contribution que l’on peut apporter à l’entreprise en matière de gains, d’économies ou de réduction des coûts, voire d’évitement d’erreurs”. Si vous pouvez la chiffrer approximativement, vous pouvez légitimement en demander une partie.

 • Respecter ses attentes personnelles

Enfin, argument que l’on gardera pour soi uniquement, il faut fixer un plancher en dessous duquel on ne descendra pas compte tenu des souhaits personnels. “Et mieux l’on négocie le salaire d’entrée, mieux il correspondra aux attentes de la personne par la suite, car les salaires n’augmentent pas beaucoup malgré les compétences et la performance”, prévient Tania Gibot, consultante en stratégie de recherche d’emploi. Avant de se rendre à l’entretien, il faut hiérarchiser ses propres critères de choix quant au poste et y positionner la rémunération pour évaluer les efforts que l’on est prêt à consentir lors de la négociation. L’intérêt pour le poste ou l’entreprise passera peut-être devant la rémunération. Le salaire est finalement qu’une des composantes du contrat de travail, et le candidat peut toujours, en cas de salaire non propice à ses attentes, négocier les nombreux avantages en nature (transport, logement, éducation des enfants, primes, etc.) d’autant plus lorsque l’entreprise est basée en Chine.( voir «  Le contrat de travail Chine » ).

Source : Apec ; www.porot.com  

Pour plus d’informations concernant la négociation de votre salaire, vous pouvez contacter Wei Hsu ( weihsu@ins-globalconsulting.com) ou vous rendre sur cette page : http://www.ins-globalconsulting.fr/services.

Wei Hsu

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