Hausse des coûts salariaux en Chine, où allons nous produire ?

En 2030, la Chine sera trop chère pour continuer d’y produire

En moins de deux décennies, les coûts salariaux dans les pays émergents auront tendance à se rapprocher des marchés développés. Une étude réalisée sur une base de donnée datant de 2011 montre que, d’ici à l’année 2030, la Chine, sera devenue un marché de consommation plutôt qu’une zone de production à faible coût. Des pays comme le Mexique, l’Afrique du sud, la Turquie ou la Pologne pourraient être également dans la même situation.

Mais où allons nous produire?

Néanmoins, d’autres pays comme l’Inde ou les Philippines pourront par la suite devenir de nouvelles bases de production grâce à leurs bas coûts salariaux contrairement à ceux de la Chine. Mais ils doivent aussi faire de sérieux efforts pour améliorer leur cadre légal ainsi que leurs infrastructures (tout particulièrement dans l’énergie et les transports).

Sauf bouleversement toujours possible sur longue période, l’Inde et les Philippines devraient afficher, d’ici à 2030, un salaire moyen huit fois inférieur environ à ceux de la Corée du Sud, qui deviendrait numéro un avec un salaire moyen de 5.040 dollars par mois. Elle n’était pourtant qu’au dixième rang au cours de l’année 2011.

Étonnamment, alors que la France et l’Allemagne se situeraient autour de 5.000 dollars, les États-Unis, le Japon ou l’Italie pourraient se stabiliser autour de 4.500 dollars par mois en moyenne. La Turquie devrait, en vingt ans, connaître un grande accélération qui lui permettrait d’arriver juste sous la barre des 4.000 dollars. L’Australie qui affiche le coût salarial le plus élevé en 2011 devrait reculer en quatrième place d’ici à 2030.

Selon HSBC, la production manufacturière en Chine s’est très légèrement accrue en septembre. L’indice PMI des directeurs d’achat publié par la banque est monté à 50,2, après avoir déjà progressé à 50,1 au mois d’août.

À noter qu’un chiffre supérieur à 50 du Purchasing Managers Index (PMI), l’indicateur d’activité dans le secteur manufacturier, marque une expansion de cette activité, alors qu’une valeur inférieure à ce seuil signale une contraction. En juillet, la production manufacturière avait enregistré sa plus forte contraction depuis onze mois, à 47,7.

Le chiffre HSBC de la production manufacturière en septembre a légèrement grimpé par rapport à août. Les nouvelles commandes sont restées à l’équilibre par rapport au mois précédent, tandis qu’on assiste à une amélioration de la demande extérieure, a commenté dans un communiqué Qu Hongbin, chef économiste de HSBC.

Il a également avoué miser sur la poursuite des efforts de relance (du gouvernement chinois) pour soutenir la croissance. Au cours du mois de juillet, le gouvernement a en effet pris quelques mesures phares pour stimuler l’économie, notamment grâce à des exemptions fiscales.

Au mois de septembre, le ministère du commerce chinois a déclaré que les investissements directs étrangers (IDE) en Chine avaient subis une augmentation de 6,37 % sur un an au cours des huit premiers mois de l’année 2013, signe de la confiance des  investisseurs étrangers dans la santé économique du pays.

La Chine a pu voir sa croissance économique ralentir sensiblement au cours du second trimestre, à 7,5 %, ravivant les craintes des experts sur la vigueur de la deuxième économie mondiale, confrontée notamment à la morosité de la conjoncture internationale. Une salve d’indicateurs encourageants publiés en août et en septembre a cependant apaisé quelque peu les craintes d’un ralentissement trop brusque de l’économie chinoise.

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