Les 5 points faibles du système bancaire chinois aujourd’hui

Il y a plusieurs inconvénients ou désavantages qui dissuadent ce système d’être compétitif avec celui de l’Europe.( Plus d’infos sur les avantages du système , consulter l’article : les 3 principaux points forts du système bancaire chinois)

            1. Le système bancaire domine le système financier

Ce dernier reste ainsi sous-développé en comparaison. Cette domination peut être vu même pendant les faillites techniques des banques. Par ailleurs, les agences publiques contrôlent les deux systèmes, ce qui montre leur manque d’indépendance.

2. Le système financier est peu soutenu par les institutions

qui ne sont pas développées suffisamment pour fournir un cadre adéquat pour l’intermédiation financière efficiente et efficace. Le système juridique fournit un appui faible et a des préoccupations concernant l’exécution des contrats, la faillite et des questions de défense des droits du créancier.

          3. Le système bancaire est inefficace en termes de coût et d’allocation

de sorte qu’il devient fragile. Les banques ont des employés pour la plupart trop nombreux et des vastes réseaux de succursales qui conduisent à des coûts élevés de fonctionnement. La direction basée sur la politique des prêts crée de nombreux prêts improductifs.

          4. Un manque d’indépendance à l’égard politique est observé en Chine.

Depuis les années 1980, les gouvernements locaux au niveau des provinces, municipalités et des comtés ont acquis une grande influence sur les décisions de crédit à travers les branches régionales de la banque centrale et des banques spécialisées d’État. Le gouvernement a plus de poids: il est directement impliqué dans l’élaboration du plan de crédit, des prêts imposés sur les banques spécialisées et a le pouvoir de décider si une entreprise doit rembourser un prêt par exemple.

         5. Une meilleure mise en application des règles de la CBRC est nécessaire

En 1995, le gouvernement a mis en œuvre la loi sur la Banque Commerciale, mettant en avant les conditions de formation du système bancaire commercial et la structure organisationnelle. Finalement, la création en 2003 de la China Banking Regulatory Commission a eu des effets à la fois positifs et négatifs.

En ce qui concerne les aspects positifs, on peut considérer la Commission comme un contre-pouvoir aux dérives financières et les risques supportés par la banque. La Commission, par exemple, peut interdire à la banque d’augmenter ses prêts aux emprunteurs risqués, ce qui permet au système bancaire d’être protégé contre des pertes énormes, comme cela s’est produit dans certaines banques américaines et européennes. D’autre part, les effets négatifs sont un contrôle trop important exercé par la Commission de régulation sur les banques, qui ne peuvent pas avoir une stratégie indépendante sans que l’organisation gouvernementale n’interfère avec eux sur  le budget, le montant des prêts autorisés, le taux d’intérêt fixé, etc.

Les principales raisons de ces problèmes sont les politiques gouvernementales non adaptées et le manque de connaissances et d’expertise dans le secteur des institutions du pays.

 

Wei Hsu