Travailler en Chine : deux ans d’expérience sinon rien !

De nombreux candidats à l’expatriation en Chine ont pour objectif de trouver du travail sur place. Or, d’après les nombreux témoignages, nombreuses sont les désillusions arrivées en Chine. Des exigences de plus en plus élevées des entreprises chinoises mais aussi la difficulté à obtenir le visa de travail sont principalement les deux raisons avancées.

C’est le cas à Pékin, la capitale de la Chine, où l’arrivée de candidats étrangers a pour conséquence une hausse des exigences des entreprises sur place.

Des exigences plus grandes sur le marché du travail en Chine

Working visa ChinaEn 2010, la capitale chinoise recensait ainsi plus de 46 000 travailleurs étrangers, selon le Bureau municipal de la Sécurité Publique de Pékin et un peu moins d’un tiers (30%) d’entre eux comptaient moins de 2 ans d’expérience professionnelle, un chiffre en nette augmentation comparés aux quelques 10% constatés ces dernières années.

Ce que les entreprises à Pékin recherchent avant tout, ce sont des candidats possédant une expérience internationale et un esprit commercial à l’occidentale.« Des employés étrangers expérimentés peuvent nous aider à former le personnel chinois avec une perspective internationale » explique Ruby Lam, directrice des Ressources Humaines à l’Hôtel Kempinski de Pékin. Cet hôtel 5 étoiles compte plus d’une vingtaine d’employés venus de l’étranger. Et bien que la plupart des postes à pourvoir ne soient pas ouverts aux expatriés comptant moins de 2 ans d’expérience, Mme Lam indique que le nombre de candidats tout juste sortis de l’école a considérablement augmenté ces dernières années.

Un permis de travail difficile à obtenir…

Le permis de travail est le moyen pour les recruteurs d’éliminer les candidats: pour obtenir ce permis, le candidat doit avoir déjà travaillé au moins 2 ans, et posséder au minimum une licence. Or c’est souvent un frein à l’expatriation pour les candidats, de nombreux Français entre autres relatant leur expérience comme sur Bonjour Chine.

Un vrai casse-tête pour le secteur hôtelier en Chine, dont les chefs étrangers ont des diplômes professionnels pas forcément reconnus en Chine. « Nous faisons de notre mieux pour attirer l’attention des autorités sur ce problèmes et leur expliquer nos difficultés », précise Mme Lam. D’après le gouvernement, le permis est une façon pour ce dernier de s’assurer que « les postes confiés aux étrangers ne pourraient pas être effectués par des Chinois ». (voir l’article sur la difficulté pour les étrangers d’obtenir le visa de travail)

…mais des opportunités de travail plus nombreuses

Working visa ChinaLes jeunes diplômés occidentaux qui peinent à trouver un emploi dans leur pays viennent ainsi en Chine pleins d’espoirs au vu des 9% de croissance économique prévue par an pour 2013.Une étude récente de l’Institut International des Politiques Économiques montre ainsi que le chômage a touché 9% des jeunes diplômés de moins de 25 ans aux États-Unis en 2010, soit le double du chiffre recensé en 2007.

Attiré par la croissance économique de la Chine, et plus particulièrement de la capitale chinoise, ils sont des milliers d’expatriés à la recherche d’un travail à arriver à Pékin. Matthew Four, originaire de Grande-Bretagne, habite Pékin depuis 2007. Étudiant puis professeur d’anglais dans la capitale chinois, il affirme que le marché du travail en Chine est plus dynamique que chez lui. A choisir entre Pékin et Londres, il n’hésite pas une seconde : le mode de vie en Chine est pour lui bien meilleur. « Quand je rentre au pays, tout le monde tire la tronche. Ici à Pékin, tout le monde sourit », ajoute-t-il.

Si les opportunités ne manquent pas, les salaires, quant à eux, peuvent en dissuader certains en comparaison de leurs standards nationaux.  Les salaires mensuels de base oscillant entre 8000 et 15000 yuans (entre 885 et 1660 euros) pour de jeunes diplômés étrangers, ceux qui ne connaissent pas le monde du travail devraient revoir leurs exigences à la baisse et chercher ailleurs qu’à Pékin et Shanghai.

Les emplois dans les villes de moindre importance ne manquent pas et même si les salaires sont plus faibles que dans des villes comme Pékin ou Shanghai, des secteurs en plein boom, comme l’industrie pharmaceutique et les énergies renouvelables, se développent de manière dynamique dans ces villes-là.

Plus d’informations sur le visa de travail en Chine.

Contact : weihsu@ins-globalconsulting.com

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