Visiter Pékin et Shanghai sans visa pendant 3 jours, c’est désormais possible

Une nouvelle mesure concernant les visas a été publiquement officialisée par le gouvernement municipal de Pékin : il sera désormais possible pour les citoyens de 45 pays (voir la liste sur le site French China) de visiter et de séjourner à Pékin et Shanghai pour une durée maximale de 72 heures sans visa.

Comment faire cette demande ?

passport-map-generic-immigration1A partir du 1er janvier 2013, les touristes détenteurs d’un visa d’un pays tiers et de billets d’avion pourront demander un visa de transit à l’Aéroport international de la Capitale de Beijing, a annoncé Ji Lixia, directeur adjoint de l’Administration des entrées et des sorties  du Bureau de la sécurité publique de Beijing, La procédure est la même à l’arrivée à l’aéroport Hongqiao et Pudong de Shanghai.

Les visiteurs sont tenus de s’enregistrer dans un commissariat de police avec leurs visas dans les 24 heures suivant leur arrivée.

Quels sont les pays concernés ?

Petit bémol : seuls 45 pays dans le monde pourront profiter de cette mesure.  Comment et pourquoi seuls 45 pays ont droit à cette exception ?

La réponse est simple : les autorités de Pékin ont enregistré durant la période 2009-2011 la durée moyenne des séjours des touristes étrangers et la nationalité des concernés.

Ils en ont conclus que 45 nationalités voyagent fréquemment ou le plus souvent sur Pékin et dont décidé d’accorder des visites sans visa. Évidemment, la raison est simple, ces touristes qui voyagent le plus souvent sur Pékin ou Shanghai auront tendance à revenir, ce qui engendrera plus de recettes touristiques. Ces 45 nationalités proviennent généralement de pays développés à fort pouvoir d’achat à même de consommer plus sur place que d’autres pays. Ainsi parmi les 45 pays concernés par cette nouvelle mesure, la majorité proviennent d’Union Européenne, les autres d’Amérique du Nord et du Sud. A noter que la Norvège est le seul pays majeur  parmi les autres nations européennes à ne pas figurer sur la liste. D’après le web magazine anglophone Shangaiist, la raison est simple : le comité Nobel norvégien, organisme nommé par le gouvernement norvégien mais dont les choix finaux sont indépendants, a délivré en 2010 le prix Nobel de la Paix à Liu Xiaobo.

La justification pour les autres pays est, tenez en vous bien, la suivante : les autorités  refusent d’accorder ce laissez passer à certains « gouvernements ou citoyens » en raison de leur «  mauvais comportement » ou «  faible qualité »…  Justification qui laisse à désirer bien évidemment : sur quels critères se basent les autorités gouvernementales pour juger de citoyens ou gouvernements de « faible qualité » ? ( source en anglais).

D’après la Commission municipale du développement du tourisme de Pékin, 5 million de visiteurs étrangers visitent la capitale chinoise par an, et d’après les estimations de la commission, suite à l’entrée de la nouvelle mesure, on estime que ce chiffre devrait doubler d’ici trois ans.

La contrainte

Ce même directeur adjoint précise Ji Lixia ajoute tout de même : “Les visiteurs étrangers ne sont pas autorisés à quitter Beijing ( et Shanghai) pour se rendre dans d’autres villes chinoises durant leur séjour de 72 heures et doivent repartir depuis Beijing( ou Shanghai).

Les effets de la mesure

La question qui se pose désormais est de savoir si cette nouvelle loi permettra vraiment d’attirer et de doubler le nombre de touristes sur Pékin et Shanghai d’ici à 3 ans.

Généralement, la durée des séjours des visiteurs étrangers en Chine se chiffre à environ une semaine et demie. Ces étrangers sont-ils prêts à se rendre à Pékin pour une durée seulement de 3 jours en sachant qu’ils ne pourront que visiter la capitale chinoise ? On imagine en effet difficilement ces touristes venus  sans visas retourner dans leur pays ou se rendre à Hong Kong pour obtenir un visa L (touriste) et prolonger leur séjour sur place…

Toujours est –il que cette mesure, même si critiquée par certains car se basant sur la nationalité (toutes les nationalités se sont pas concernées), permettra d’éviter les difficultés à obtenir un visa touriste.

Plus d’informations sur le visa de travail en Chine.

 

Sources : Shanghaiist ; Le Monde

Wei Hsu